{
    "case_number": "CAC-ADREU-008658",
    "time_of_filling": "2024-07-25 15:49:04",
    "domain_names": [
        "sas-carrefour.eu"
    ],
    "case_administrator": "Olga Dvořáková (Case admin)",
    "complainant": [
        "Caroline Garcia-Moreau (Carrefour)"
    ],
    "complainant_representative": null,
    "respondent": [
        "Mile Stevic"
    ],
    "respondent_representative": null,
    "factual_background": "<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><span>Le Requérant, la société Carrefour immatriculée auprès du registre du commerce et des sociétés d'Evry le 22 janvier 2019, a constaté la réservation du domaine &lt;sas-carrefour.eu&gt; (le \"Nom de Domaine\") le 3 juin 2024 par la Partie Défendante, <\/span>Mile Stevic.<\/p>\n<p><span>Le Requérant a porté cette affaire devant le Centre d'Arbitrage ADR (\"Tribunal\") en déposant une requête le 16 juillet 2024 en application des règles de résolution extrajudiciaires des litiges aux noms de domaine .eu (ci-après désignées les \"Règles ADR\").<\/span><\/p>\n<p>La Partie Requérante fonde sa demande sur l&rsquo;existence de droits qu'elle d&eacute;tient &agrave; titre de marque et notamment:<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<ul>\n<li><span>Marque Européenne CARREFOUR <\/span><span>n&deg;5178371 enregistrée le 30 aout 2007, dûment renouvelée et désignant des produits et services en classes 09, 35 et 38<\/span><\/li>\n<li><span>Marque Européenne CARREFOUR <\/span><span>n&deg;8779498 enregistrée le 13 juillet 2010, dûment renouvelée et désignant des services en classe 35.&nbsp;<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><span>Le 25 juillet 2024, le Tribunal a requis à l'Eurid la transmission des informations relatives au nom de domaine et aux coordonnées du Défendeur. Ces informations ont été transmises le 26 juillet 2024.<\/span><\/p>\n<p><span>Le Tribunal a procédé à la vérification de la requête le 26 juillet 2024 et a émis le même jour une notification de défaut sur la requête accordant un délai au Requérant pour régulariser sa Plainte.<\/span><\/p>\n<p><span>Le Requérant a adressé une Requête modifiée en date du 26 juillet 2024 en précisant notamment les informations concernant le titulaire sur la base des informations transmises par l'EURID.<\/span><\/p>\n<p><span>Après vérification de forme et du paiement de la taxe par le Tribunal, ce dernier a considéré la Plainte recevable par une communication du 26 juillet 2024 et a attribué à cette affaire le n&deg; 08658.<\/span><\/p>\n<p><span>La Requête a été notifiée &agrave; la Partie D&eacute;fendante par voie électronique. La Partie Défendante n'ayant pas confirmé avoir reçu l'avis de procédure ADR en accédant à la plateforme en ligne dans les d&eacute;lais requis, l'avis de procédure ADR a été envoyé &agrave; la Partie D&eacute;fendante par courrier le 5 ao&ucirc;t 2024.<\/span><\/p>\n<p><span>La Partie Défendante avait donc un délai pour soumettre la réponse expirant le 9 septembre 2024. Le Tribunal, n'ayant pas reçu de réponse, a adressé un rappel en date du 8 septembre 2024 &agrave; la Partie Défendante.<\/span><\/p>\n<p><span>La Partie Défendante n'a communiqué aucune r&eacute;ponse dans le d&eacute;lai imparti et apr&egrave;s les rappels prescrits par les R&egrave;gles ADR, le Tribunal a notifi&eacute; et constat&eacute; l'absence de r&eacute;ponse le 19 septembre 2024.<\/span><\/p>\n<p><span>Le 27 septembre 2024, le dossier est transmis à l&rsquo;Expert pour que soit rendue une sentence arbitrale. Le Tribunal devait rendre son projet de décision au plus tard le 11 octobre 2024.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>",
    "other_legal_proceedings": "<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><span>Le Tribunal n'a été informé d&rsquo;aucune autre procédure en cours concernant le nom de domaine &lt;sas-carrefour.eu&gt;<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>",
    "discussion_and_findings": "<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><span>Aux termes de l&rsquo;article 4, &sect;4 du r&egrave;glement (UE) 2019\/517 du 19 mars 2019 (ci-apr&egrave;s d&eacute;sign&eacute; le \"<strong>R&egrave;glement<\/strong>\") :<\/span><br \/><br \/><span>\"<em>Un nom de domaine peut [...] &ecirc;tre r&eacute;voqu&eacute; et s'il y a lieu, transf&eacute;r&eacute; par la suite &agrave; une autre partie &agrave; la suite d'une proc&eacute;dure de REL [...] quand le nom en question est identique ou susceptible d'&ecirc;tre confondu avec un nom sur lequel un droit est &eacute;tabli par le droit de l'Union ou le droit national et que ce nom de domaine :&nbsp;<\/em><\/span><br \/><br \/><em>a) a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; par son titulaire sans celui-ci ait un droit ou un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; faire valoir sur ce nom ; ou<\/em><br \/><br \/><span><em>b) a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; ou utilis&eacute; de mauvaise foi<\/em>\".<\/span><\/p>\n<p><span>Il appartient donc au Tribunal d'appr&eacute;cier, au vu des faits relat&eacute;s et des arguments expos&eacute;s par les parties, si les conditions d&rsquo;application de l&rsquo;article 4, &sect;4 du Règlement sont remplies afin de d&eacute;cider si le Nom de Domaine Contest&eacute; doit ou non &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute; au Requ&eacute;rant.<\/span><\/p>\n<p><strong>I. le nom de domaine enregistr&eacute; est identique ou susceptible d'&ecirc;tre confondu avec un nom sur lequel un droit est reconnu ou &eacute;tabli par le droit de l'Union europ&eacute;enne ou le droit national&nbsp;<\/strong><br \/><br \/><span>Au regard des pi&egrave;ces produites par le Requ&eacute;rant, il est ind&eacute;niable que le Nom de Domaine Contest&eacute; est susceptible d'&ecirc;tre confondus avec le signe \"CARREFOUR\" sur lequel un droit de marque est &eacute;tabli par le droit de l'Union (marque europ&eacute;enne n&deg; 5178371 et n&deg;8779498) au sens de l'article 4, &sect;4 du R&egrave;glement :&nbsp;<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>d'une part, l'<span>enregistrement par la Partie D&eacute;fendante du Nom de Domaine Contest&eacute;, qui diff&egrave;re de la marque et du nom de domaine du Requ&eacute;rant par la seule adjonction des lettres \"SAS\" devant le signe CARREFOUR et le s&eacute;parant par un tiret, laissant ans conteste penser &agrave; la nature juridique d'une Soci&eacute;t&eacute; par Actions Simplifi&eacute;e, est caract&eacute;ristique d'une pratique de typosquatting<\/span>&nbsp;;<\/li>\n<li>d'autre part, l'ajout du suffixe \".eu\" derri&egrave;re la marque du Requ&eacute;rant n'affecte pas l'appr&eacute;ciation du risque de confusion dans le but de d&eacute;teminer si le nom de domaine de second niveau enregistr&eacute; par la Partie D&eacute;fendante est identique ou similaire aux droits du Requ&eacute;rant.<\/li>\n<\/ul>\n<p><span>Le Tribunal estime en cons&eacute;quence que le Requ&eacute;rant rapporte la preuve que le Nom de Domaine Contest&eacute; est susceptible d'&ecirc;tre confondu avec la marque invoqu&eacute;e au soutien de sa requ&ecirc;te et que la condition pos&eacute;e par le paragraphe B(11)(d)(1)(i) des R&egrave;gles ADR est satisfaite.<br \/><\/span><br \/><span><strong>II. Le nom de domaine a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; sans que son titulaire ait un droit ou un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; farei valoir sur ce nom<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Aux termes du paragraphe B(11)(e) des R&egrave;gles ADR, la preuve des droits du Requ&eacute;rant sur le nom de domaine Contest&eacute; ou de son int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime qui s&rsquo;y attache aux fins du paragraphe B(11)(d)(1)(ii) peut &ecirc;tre constitu&eacute;e, en particulier, par l&rsquo;une des circonstances suivantes :<\/p>\n<p>- Avant la notification du litige, la Partie D&eacute;fendante a utilis&eacute; le nom de domaine ou la d&eacute;nomination correspondant au nom de domaine en relation &agrave; une offre de biens ou de services, ou d&eacute;montre avoir effectu&eacute; des pr&eacute;paratifs &agrave; une telle d&eacute;marche ;<\/p>\n<p>- Le D&eacute;fendeur, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une personne morale, d&rsquo;une organisation ou d&rsquo;une personne physique est g&eacute;n&eacute;ralement connu sous ce nom de domaine m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;existe pas relativement au nom de domaine concern&eacute; un droit reconnu ou &eacute;tabli par le droit national et\/ou par le droit de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne ;<\/p>\n<p>- la Partie D&eacute;fendante utilise le nom de domaine de mani&egrave;re l&eacute;gitime et &agrave; des fins non commerciales et &eacute;quitable, sans que son objectif soit d&rsquo;induire le consommateur en erreur ou de porter atteinte &agrave; la r&eacute;putation de la d&eacute;nomination sur laquelle porte un droit reconnu ou &eacute;tabli par le droit national et\/ou par le droit de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne.<\/p>\n<p>Lorsque le Requ&eacute;rant &eacute;tablit<span>&nbsp;<\/span><em>prima facie<\/em><span>&nbsp;<\/span>que la Partie D&eacute;fendante n&rsquo;a ni droit, ni int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime, sur les Noms de Domaine Contest&eacute;, la charge de la preuve de cet &eacute;l&eacute;ment est renvers&eacute;e et c&rsquo;est &agrave; la Partie D&eacute;fendante d&rsquo;apporter des preuves pertinentes d&eacute;montrant un droit ou int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime sur le Nom de Domaine Contest&eacute;.&nbsp; Si la Partie D&eacute;fendante n&rsquo;apporte pas de telles preuves pertinentes, le Requ&eacute;rant est r&eacute;put&eacute; avoir satisfait au deuxi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment.<\/p>\n<p><span>Au regard des pi&egrave;ces communiqu&eacute;es au Tribunal, le Requ&eacute;rant &eacute;tablit l&rsquo;absence de droit et d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime du D&eacute;fendeur sur le Nom de Domaine Contest&eacute;. La Partie D&eacute;fendante ayant renonc&eacute; &agrave; se d&eacute;fendre et n&rsquo;ayant pas fait valoir l&rsquo;existence d&rsquo;un usage l&eacute;gitime du Nom de Domaine Contest&eacute;, le Tribnual ne peut que conclure que la deuxi&egrave;me condition du paragraphe B(11)(d)(1) des R&egrave;gles ADR est satisfaite.<\/span><br \/><br \/><span>Le Tribunal estime en cons&eacute;quence que la Partie D&eacute;fendante a enregistr&eacute; le Nom de Domaine Contest&eacute; sans droit ni int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; faire valoir sur ce nom.<\/span><br \/><br \/><strong>III. Le nom de domaine a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; ou utlis&eacute; de mauvaise foi<\/strong><br \/><br \/><span>Il r&eacute;sulte des pi&egrave;ces vers&eacute;es aux d&eacute;bats <\/span><span>que le Nom de Domaine Contest&eacute; pointe vers une page inactive depuis son enregistrement et que le la Partie D&eacute;fendante ne d&eacute;montre aucune activit&eacute; relative au Nom de Domaine Contest&eacute;, ce qui est constitutif d'un usage de mauvaise foi (voiire notamment <em>Bollor&eacute; c. Leroy Jean-Paul<\/em>, CAC8052, &lt;bollore-enrgys.eu&gt;;&nbsp; <em>Inbokss SIA v. Worldwide Trademarks BVBA<\/em>, CAC 5892, &lt;inbox.eu&gt;; <em>AXA v. Sylux Sylwester Domitrz<\/em>, CAC 5544, &lt;axabank.eu&gt;; <em>Cork City Council v. Traffic Web Holding B.V.<\/em>, CAC 3230, &lt;cork.eu&gt;; <em>Sanofi v. Poussieres d'Etoiles<\/em>, CAC 6492, &lt;oenobio.eu&gt;.<\/span><span><\/span><\/p>\n<p><span>Le Tribunal estime en cons&eacute;quence que la Requ&eacute;rante rapporte la preuve que le Nom de Domaine Contest&eacute; a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; de mauvaise foi par la Partie D&eacute;fendante et que les conditions du paragraphe B(11)(d)(1)(iii) des R&egrave;gles ADR sont satisfaites.<\/span><\/p>\n<p><span>D&egrave;s lors que le Requ&eacute;rant est une soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, immatricul&eacute;e au RCS d'Evry <span class=\"typography-body-1b\">sous le num&eacute;ro 652 014 051 et dont le si&egrave;ge social est situ&eacute; 93 avenue de Paris, 91300 MASSY,<\/span> qui remplit la condition d'&eacute;ligibilit&eacute; pos&eacute;e par l'article 4 &sect;6 du R&egrave;glement, le Nom de Domaine Contest&eacute; est transf&eacute;r&eacute; au Requ&eacute;rant.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>",
    "decision": "<p>Pour les raisons indiqu&eacute;es ci-dessus, conform&eacute;ment au &sect; B12 (b) et (c) des R&egrave;gles, le Tribunal a d&eacute;cid&eacute; de transf&eacute;rer le nom de Domaine &lt;sas-carrefour.eu&gt; &agrave; la Partie Requ&eacute;rante.<\/p>",
    "panelists": [
        "David-Irving Tayer"
    ],
    "date_of_panel_decision": "2024-09-29 00:00:00",
    "informal_english_translation": "<p>I. Disputed domain name: <span>&lt;sas-carrefour.eu&gt;<\/span><br \/><br \/>II. Country of the Complainant: FRANCE, country of the Respondent: FRANCE<br \/><br \/>III. Date of registration of the domain name: 3 June 2024<br \/><br \/>IV. Rights relied on by the Complainant (B(11)(f) ADR Rules) on which the Panel based its decision:<\/p>\n<p><span>1. Word<\/span> CTM, reg. No. <span>5178371<\/span>, for the term CARREFOUR, filed on 20 June 2006, registered on 30 August 2007 in respect of goods and services in classes <span>09, 35 and 38<\/span><\/p>\n<p><span>2. Word<\/span> CTM, reg. No. <span>8779498<\/span>, for the term CARREFOUR, filed on 23 December 2009, registered on 13 July 2010 in respect of goods and services in class <span>35<\/span><br \/><br \/>V. Response submitted: No<br \/><br \/>VI. Domain name is confusingly similar to the protected right\/s of the Complainant<br \/><br \/>VII. Rights or legitimate interests of the Respondent (B(11)(f) ADR Rules):<br \/>1. No<br \/>2. Why: The Respondent has not been authorized by the Complainant to use the trademark. The Respondent is not commonly known by the disputed domain name. The disputed domain name does not resolve. The Respondent failed to demonstrate any prior use either of the domain or for any goods or services to prove his legitimate rights and interests (failure to file a response).<\/p>\n<p>VIII. Bad faith of the Respondent (B(11)(e) ADR Rules):<br \/>1. Yes<br \/>2. Why: The Complainant demonstrated the absence of legitimate interest. According to the ADR rules, it is unnecessary to prove the second element of bad faith. Considering the true absence of legitimate interest, the Tribunal did not have consider this point thouuroughly but evoked the absence of use of the domain name and of any sort of response.<\/p>\n<p><br \/>IX. Other substantial facts the Panel considers relevant: N\/A<br \/><br \/>X. Dispute Result: Transfer of the disputed domain name<br \/><br \/>XI. Procedural factors the Panel considers relevant:<br \/><br \/>XII. [If transfer to Complainant] Is Complainant eligible? Yes<\/p>",
    "decision_domains": [],
    "panelist": null,
    "panellists_text": null
}